Nettie Stevens (1861–1912)
Elle a démontré que le sexe est déterminé par les chromosomes, mais son collègue Thomas Hunt Morgan a été plus reconnu pour des travaux similaires.
Elles ont découvert, inventé, calculé, expérimenté… mais longtemps, elles n’ont pas été racontées. Les femmes scientifiques ont été les grandes absentes de la littérature, reléguées à des rôles secondaires ou effacées du récit. Aujourd’hui, les choses changent : la fiction s’empare enfin de leurs destins, et leur donne la place qu’elles méritent.
Pendant des siècles, la littérature a mis en scène des savants, des chercheurs, des génies… presque toujours masculins. Les femmes de science, elles, étaient invisibles ou cantonnées à des rôles d’assistantes, de muses ou de curiosités. Ce silence narratif reflète un effacement plus large, celui de leur place dans l’histoire des sciences.
Depuis quelques années, des autrices et auteurs s’attachent à faire revivre ces figures oubliées. Des romans comme Radium Girls de Kate Moore ou La femme qui décida de passer à l’heure d’été de Bérengère Cournut mettent en lumière des chercheuses, des laborantines, des pionnières. La fiction devient alors un outil de justice mémorielle, en redonnant chair et voix à celles que les manuels ont négligées.
« Raconter les femmes scientifiques, c’est aussi élargir notre imaginaire du savoir. »Ces récits ne sont pas seulement des réparations historiques. Ils sont aussi des tremplins pour l’avenir. En montrant des femmes passionnées de science, la littérature offre aux jeunes lectrices — et lecteurs — des modèles puissants, capables de susciter des vocations. Elle participe à une reconfiguration du paysage intellectuel, où le génie n’a plus de genre.
Elle a démontré que le sexe est déterminé par les chromosomes, mais son collègue Thomas Hunt Morgan a été plus reconnu pour des travaux similaires.
Première épouse d'Albert Einstein, elle aurait contribué aux travaux sur la relativité, mais son rôle reste controversé et largement ignoré.
Co-découvreuse de la fission nucléaire, son collègue Otto Hahn a reçu seul le prix Nobel de chimie en 1944.
Pionnière dans l’imagerie par diffraction des rayons X, ses travaux ont été cruciaux pour la découverte de la double hélice de l’ADN, mais le crédit est allé à Watson, Crick et Wilkins.
Elle a découvert le phage lambda et développé des techniques de réplication bactérienne, mais son mari Joshua Lederberg a reçu seul le Nobel.
Elle a identifié le chromosome surnuméraire responsable de la trisomie 21, mais son collègue Jérôme Lejeune a été seul crédité.
Étudiante en doctorat, elle a découvert les premiers pulsars en 1967. Son directeur de thèse a reçu le prix Nobel, elle a été ignorée.